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Deuxième vie pour Saint Martin Rouge

Deuxième vie pour ce Saint Martin rouge (bois de grande qualité), suite à un abattage justifié par une cavité basale (aggravée par des feux allumés à l’intérieur…) et un site public fréquenté (Crique Canceler, Sinnamary, Conservatoire du Littoral).

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Le soin des arbres : « un compromis sans compromission » (Fabrice Salmon, HÊTRE VIVANT).

Le métier d’Arboriste comprend une volonté de prendre des décisions étant « les moins pires pour les arbres » et les plus satisfaisantes pour l’homme… entraînant régulièrement de cocasses réflexions…  Ce qui ne concerne pas les « élagueurs » (élaguer=couper une branche) qui prennent facilement des raccourcis au détriment du développement durable et au profit de leur porte-monnaie…

Cela dit, si on laisse les arbres pousser n’importe où et n’importe comment, il faudra alors réviser la position de l’homme dans la chaîne vivante…

Bref, « aucune taille ne profite à l’arbre » mais une « taille raisonnée » participe au soin que l’homme peut porter à la pérennité de l’arbre, dans la mesure du possible… et quand il s’agit d’abattre, démonter, supprimer, il ne coûte rien de s’interroger sur de nouvelles plantations plus adaptées et mieux maîtrisées…

Samuel.

La croissance de l’Arbre

La croissance de l’arbre se réalise sur deux plans :

1) Allongement des extrémités au niveau des bourgeons axiaux et terminaux :schéma croissance primaire

2) Croissance en épaisseur des racines/tronc/branches :

schéma coupe tronc

La zone de croissance en épaisseur, hyper-vivante car génératrice de nouvelles cellules, se trouve juste sous l’écorce : le cambium. La vie de l’arbre se situe donc juste sous l’écorce !

L' »aubier » permet la circulation de la sève brute et le stock de réserves, le « liber » la circulation de la sève élaborée issue de la transformation photosynthétique au niveau des feuilles. Le « duramen » quant à lui, est mort.

Chaque année c’est un nouvel arbre qui recouvre l’ancien. D’ailleurs pour mieux comprendre le phénomène du recouvrement :

recouvrement plaie (2)

Images trouvées sur internet.

Samuel.

Le haubanage, c’est quoi ?

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Le haubanage consiste à poser des cordes dans un arbre, en prévention de l’arrachement ou de la cassure d’une branche, d’un brin d’une fourche…

Par exemple un bel arbre, plutôt vieux mais encore tout à fait sain, qui possède une belle charpentière, lourde et allongée, au-dessus d’une toiture ou autre : la supprimer supposerait d’effectuer une coupe importante au niveau du tronc, ce qui pourrait entraîner une dégradation du bois du tronc car celui-ci aurait besoin de temps pour recouvrir la plaie laissant les agents pathogènes (bactéries, champignons) y pénétrer profondément… L’avenir de notre bel arbre à moyen terme risquerait d’être compromis.

Autre solution : haubaner la branche en installant des cordes reliant la branche à des points hauts et solides de l’arbre. En cas de rupture de celle-ci, elle serait maintenue par les haubans, il faudrait alors la supprimer, mais elle n’aura causé aucun dégât et on aura respecté l’arbre en essayant de préserver son intégrité…

Samuel.

6 idées reçues sur la taille radicale

Elle rajeunit l’arbre, accroît son espérance de vie

NON Toute taille mal conduite est un acte traumatisant pour l’arbre, une brèche dans son intégrité, la porte ouverte aux maladies et un affaiblissement de son système de défense. La fragilité de l’arbre peut alors être fatale même en cas d’agressions légères (sécheresse, gel, traumatismes racinaires, attaques par des agents pathogènes…).

Elle diminue la prise au vent, limite les risques de rupture

NON Une taille mal conduite entraîne la repousse anarchique d’une population dense de rejets faiblement ancrés sur leur support. Par ailleurs, les processus de dégradation du bois interne par les champignons conduisent à fragiliser la structure globale des branches maîtresses et du tronc. Un arbre en bonne santé ne perd pas facilement ses branches. Mal taillé, il peut devenir dangereux.

Elle est le meilleur moyen de réduire la hauteur d’un arbre

NON Sur de nombreuses essences, les rejets se développant après une taille sévère s’allongent particulièrement rapidement et l’arbre retrouve sa hauteur initiale en très peu de temps.

Elle permet d’avoir moins d’ombre

NON Au contraire, une taille sévère provoque l’émergence de feuilles plus larges portées par des gourmands et des rejets apparaissant de surcroît à une forte densité.

Elle évite la formation de bois mort

NON Les nombreux rejets se développant après une taille radicale ne sont pas tous viables. Après quelques années d’existence, des relations de dominance s’installent entre les rejets et les structures dominées finissent par mourir.

Elle est économique

NON Les collectivités locales commencent à réaliser à quel point les tailles radicales passées leur coûtent cher aujourd’hui. Les dépenses nécessaires à la surveillance des arbres dangereux, aux tailles de restructuration et aux replantations sont exorbitantes.

Information tirée de l’ouvrage « La taille des arbres d’ornement », Christophe Drénou, Institut pour le développement forestier, Paris, 1999, Pages 156 – 158.