Archives du mot-clé Guyane

Le ver macaque

Le ver macaque, à la base, c’est une petite mouche qui arrive déposer ses oeufs sur un moustique. Le moustique pique, et c’est là que la petite larve se laisse tomber sur la peau et vient s’introduire dans le trou de la piqûre, comme une petite vrille. Elle grossit à mesure qu’elle se nourrit des tissus sous-cutanés, et respire par le bout de son abdomen qui reste non loin du trou initial. Si on la laisse se développer, elle se transforme en mouche et s’en va comme elle est venue…

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Il semblerait que les larves puissent aussi tomber des arbres, à l’intérieur de poches humides :

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Guêpes et Abeilles

Grimper et travailler dans les arbres en Guyane, c’est être capable d’accepter de surprendre un nid de « mouches-feu » dissimulé sous une feuille, et être surpris de ressentir de vives piqûres au visage…

« Mouches-feu » (petites guêpes)

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Il vaut mieux cependant rencontrer un petit nid de mouches-feu qu’un gros nid de guêpes sans raisons. Le nid est bien visible mais ces guêpes attaquent sans raisons (passage sous l’arbre…).

Ou pire, les guêpes-tatoo, calmes mais très douloureuses… :

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Il y a aussi l’abeille africanisée issue d’un croisement génétique, dite « abeille tueuse » à cause de son agressivité et de sa faculté à déposer une hormone et inciter ainsi toutes les autres à venir piquer la même personne…

La « mouche-tig », quant à elle, forme son nid dans le sol, en forêt. Redoutée par les plus habitués, car très grosse et capable de suivre jusqu’à une centaine de mètres, voire de plonger dans l’eau pour atteindre sa cible selon les propos d’un stagiaire amérindien…

La « mouche-platine » construit un nid en forme d’assiette à 20cm du sol, soigneusement caché par les feuilles mortes, difficile de ne pas marcher dessus…

Les « mouches-miel », petites abeilles au dard atrophié, logent dans un trou de l’arbre, et sortent par centaines, envahissant le cuir chevelu du grimpeur malchanceux, et s’immisçant éventuellement jusqu’au tympan pour y planter leurs mandibules… C’est du vécu !

Je compléterai cet article avec des photos ou d’autres spécimen.

Les Fourmis…

La fourmi « suture », la fourmi-manioc, la petite cartiflex mordeuse qui défend son arbre en masse et envahit tous les recoins sensibles du corps, la Paraponera dont la piqûre est si douloureuse qu’elle lui vaut le surnom de « balle de fusil », la Légionnaire qui avance en procession et ravage tout sur son passage…

Ce n’est qu’un minuscule échantillon parmi une immense diversité d’espèces présentes en Guyane.

Une fourmi avec une tête bien musclée et de grosses mandibules : idéal pour une suture…

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La fourmi-manioc (champignonniste), qui pratique l’élagage des feuilles :

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Paraponera (ou fourmi flamande) :

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Fourmi Cartiflex :

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La fourmi légionnaire :

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Formation initiée par le Parc Amazonien de Guyane

Dans le cadre d’un accompagnement de porteurs de projets professionnels sur Camopi et Trois-sauts, le Parc Amazonien de Guyane a sollicité auprès du CFPPA de Matiti une formation courte d’abattage contrôlé des grands arbres.

Le CFPPA m’a donc missionné pour former trois jeunes amérindiens de Guyane française durant 6 jours aux techniques d’abattage contrôlé. L’objectif est de leur permettre de prélever quelques arbres sur leur territoire puis de les scier sur place afin de les transformer en matériaux de construction ou destinés à d’autres utilisations. Cette formation contribue à valoriser le savoir-faire local, en favorisant l’autonomie et la professionnalisation.

La maîtrise de l’abattage contrôlé leur assurera plus de sécurité et optimisera le rendement des chantiers dans un souci d’économie des ressources.

Nettoyage de l’arbre

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Préparation de l’abattage

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Charnière régulière

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Préparation de la grume

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Programme européen d’éducation et de formation tout au long de la vie

En avril, direction l’Italie, Padova… Mon dossier a été reçu et l’Europe m’a accordé un financement dans le cadre du programme d’éducation et de formation tout au long de la vie.

Au travers de la découverte du Jardin de Padoue, qui est le plus ancien jardin botanique d’Europe (1535), c’est aussi la manière dont histoire et patrimoine sont liés qui va se découvrir à moi par l’intermédiaire d’une formatrice professeur d’histoire de l’art à la Sorbonne (Association Paysage & Patrimoine sans frontière), de jardiniers paysagistes italiens…

Ce sera par la suite, l’occasion parfaite pour mettre en relief  l’histoire des jardins en Guyane ; le jardin botanique de Cayenne, les arbres, arbustes et principales plantes du peuple, les Palmiers, le « jardin créole », le paysage urbain… et peut-être participer ainsi à l’évolution de cet art en Guyane…